La réponse courte : oui, et c'est aujourd'hui le canal le plus rapide pour remplir un planning de couvreur. La réponse utile est ailleurs — dans ce qui sépare une campagne qui ramène des chantiers d'une campagne qui brûle 800 € en trois semaines.

Parce que les deux existent, et la différence ne tient presque jamais à la vidéo.

Pourquoi Facebook et Instagram plutôt que Google

Sur Google, quelqu'un tape « couvreur Béthune » : la demande existe déjà, vous vous battez pour la capter. Le volume est limité par le nombre de gens qui cherchent, et les enchères montent parce que tous vos concurrents visent le même mot-clé.

Sur Facebook et Instagram, personne ne cherche un couvreur. Vous vous adressez à un propriétaire qui voit sa toiture se couvrir de mousse depuis deux ans et qui repousse. Vous lui donnez une raison d'agir maintenant. Le réservoir est donc beaucoup plus grand — mais la demande est moins mûre, et c'est tout l'enjeu.

Une demande issue de Google est chaude et rare. Une demande issue de Meta est tiède et abondante. Les deux se travaillent différemment.

Le format qui change tout : le formulaire natif

Une publicité classique renvoie vers un site. Sur mobile, entre le chargement de la page et le formulaire à remplir au pouce, on perd une grande partie des gens en route.

Le format « demande de devis » de Meta affiche le formulaire directement dans l'application, avec le nom et le numéro déjà pré-remplis par Facebook. Le propriétaire valide en deux gestes. C'est ce qui fait toute la différence sur le volume — et aussi ce qui explique qu'il faille filtrer sérieusement, puisque remplir devient très facile.

Les trois réglages qui décident du résultat

La zone

Une zone trop large ramène des demandes à 70 km que vous ne ferez jamais. Trop étroite, l'algorithme n'a pas assez de monde pour apprendre et le coût par demande explose. Le bon réglage se cale sur votre rayon d'intervention réel, celui où vous acceptez de déplacer une équipe sans que le trajet mange la marge.

Le formulaire de qualification

C'est le réglage le plus sous-estimé, et de loin. Un formulaire à une seule question — le numéro de téléphone — ramène beaucoup de demandes et beaucoup de locataires, de curieux et de gens qui voulaient juste connaître un prix.

Ajouter deux ou trois questions filtrantes (êtes-vous propriétaire, quelle est la nature des travaux, à quelle échéance) fait mécaniquement baisser le nombre de demandes et monter la proportion de projets réels. Le coût par demande augmente ; le coût par chantier signé baisse. C'est le seul des deux qui compte.

Un point technique important : une demande déjà payée ne doit jamais être jetée. Le filtre se met dans le formulaire, en amont, avant de payer — pas après.

La rapidité de rappel

Sur les demandes que nous livrons, nous avons mesuré le lien entre le délai de rappel et le taux de rendez-vous obtenu. Sur 580 demandes traitées :

  • rappelées en moins d'une heure : 31,9 % aboutissent à un rendez-vous ;
  • rappelées entre une heure et 24 heures : 25,8 % ;
  • rappelées après 24 heures : 14,4 %.

Autrement dit, attendre le lendemain divise vos chances par plus de deux. Ce n'est pas le budget publicitaire qui fait la différence à ce stade, c'est le téléphone. Nous détaillons ce point dans pourquoi rappeler en moins de 5 minutes change tout.

Ce qui ne fait pas la différence

La qualité cinématographique de la vidéo. Une séquence filmée au téléphone sur un chantier, avec le vrai artisan qui parle de son vrai métier, performe régulièrement mieux qu'un montage léché. Ce qui compte, c'est l'angle : montrer un problème que le propriétaire reconnaît chez lui, pas montrer votre entreprise.

Le nombre de « j'aime » sur la page. Une page avec 200 abonnés diffuse exactement aussi bien qu'une page avec 20 000. Les campagnes de notoriété ne remplissent pas un planning.

Les trois erreurs qui brûlent le budget

Couper une campagne trop tôt. L'algorithme a besoin de quelques jours et d'un volume minimum pour se caler. Juger une publicité sur 40 € de dépense n'a aucune valeur statistique : vous prenez une décision sur du bruit.

Changer trois choses à la fois. Nouvelle vidéo, nouveau budget, nouveau ciblage le même jour : quand le résultat bouge, vous ne savez pas pourquoi, et vous ne pouvez rien reproduire.

Laisser les demandes dormir. C'est l'erreur la plus coûteuse, et la plus fréquente. Payer pour générer des demandes puis les rappeler trois jours plus tard revient à jeter la moitié du budget — voir les chiffres plus haut.

Un ordre de grandeur concret

Chez Pruvost Couverture, les campagnes ont été lancées le 30 juin. Le premier chantier a été signé le 3 juillet. Sur le premier mois : 45 demandes livrées, 3 chantiers signés, 35 000 € de chiffre d'affaires.

Ce type de résultat n'a rien d'automatique : il suppose que les trois réglages ci-dessus soient tenus, et surtout que l'artisan décroche.

Questions fréquentes

Combien coûte une demande de devis en couverture ?

Cela varie fortement selon la zone, la saison et surtout le niveau de filtrage du formulaire. Un formulaire ouvert produit des demandes peu chères et peu qualifiées ; un formulaire filtrant produit des demandes plus chères et plus sérieuses. Comparer deux coûts par demande sans savoir ce qu'il y a dans le formulaire n'a aucun sens.

Faut-il une page Facebook professionnelle ?

Oui, c'est obligatoire pour diffuser, et il faut également un compte publicitaire. En revanche le nombre d'abonnés n'a aucune influence sur la diffusion des campagnes.

Peut-on cibler uniquement les propriétaires ?

Meta ne propose pas de ciblage fiable sur le statut de propriétaire en France. Le filtre efficace se met donc dans le formulaire : on pose directement la question, et l'écran de fin écarte les locataires avant qu'ils ne deviennent une demande facturée.

Que se passe-t-il quand mon planning est plein ?

On met les campagnes en pause. C'est précisément l'intérêt de ce canal par rapport au bouche-à-oreille ou au référencement : le robinet s'ouvre et se ferme, et il se rouvre au même niveau quelques jours plus tard.

Combien de temps avant les premiers résultats ?

Les premières demandes arrivent généralement dans les 24 à 72 heures. Il faut en revanche compter deux à trois semaines pour juger correctement une campagne, le temps d'accumuler assez de volume pour que les chiffres veuillent dire quelque chose.