Le formulaire de demande de devis de Facebook est redoutable pour une raison simple : le nom et le numéro sont pré-remplis, on valide en deux gestes. C'est ce qui fait le volume. C'est aussi ce qui fait qu'un formulaire sans question laisse passer tout le monde, y compris ceux à qui vous ne vendrez jamais rien.

37 % → 6 %Part de locataires parmi les demandes de devis, avant et après l'ajout d'une question « êtes-vous propriétaire ? » avec écran de fin qui écarte le non.

Audit Veqtor de juillet 2026 sur des comptes sans filtre (37 %), puis mesure sur toute la base le 30 août 2026 : 37 locataires sur 641 réponses (6 %).

Un locataire qui demande un devis de toiture n'est pas un mauvais contact. C'est un contact qui n'a pas le pouvoir de signer. Chaque appel passé à un locataire est un appel qui n'a pas été passé à un propriétaire, et chaque demande de locataire a été payée au même prix.

Le principe : filtrer avant de payer, jamais après

Sur Meta, vous payez la demande au moment où elle est soumise. Une demande que vous jetez après l'avoir lue a coûté autant qu'une demande utile. Le filtre doit donc agir avant la soumission : dans le formulaire, avec une question dont certaines réponses mènent à un écran de fin qui ne transmet pas la demande.

Ce n'est pas la même chose qu'une question « informative » dont on lit la réponse après coup. Une question informative vous aide à préparer l'appel. Une question filtrante vous évite de payer l'appel.

Question 1 : êtes-vous propriétaire ?

La seule question qui doit être éliminatoire sans exception. Le locataire qui répond « non » voit un écran qui l'invite à en parler à son propriétaire, et sa demande ne vous est pas facturée. Sur nos comptes, cette seule question a divisé par six la part de locataires.

Certains artisans hésitent, par crainte de « perdre des demandes ». Ils en perdent, en effet : celles qu'ils n'auraient jamais converties. Le nombre de demandes baisse, le coût par demande monte de quelques euros, et le coût par chantier signé baisse. C'est le seul des trois chiffres qui compte.

Question 2 : de quels travaux s'agit-il ?

Celle-ci n'élimine pas, elle oriente. Une liste courte, dans les mots du propriétaire, pas dans les vôtres : « j'ai une fuite », « mon toit verdit », « je veux refaire ma toiture », « je ne sais pas, je veux un avis ». Sur nos formulaires de couverture, les fuites et réparations sont le premier motif, suivies des demandes d'avis ou de diagnostic, puis du démoussage, puis des rénovations complètes.

La réponse vous dit comment ouvrir l'appel et à quelle vitesse. Une fuite se rappelle dans l'heure, un démoussage peut attendre le créneau du soir. Elle vous dit aussi ce que vaut la demande : nous avons mesuré que le motif de la demande prédit largement le chiffre d'affaires qu'elle finit par générer.

Question 3 : à quelle échéance ?

« Dès que possible », « dans les trois mois », « je me renseigne pour plus tard ». Sur nos comptes, la première réponse est majoritaire, la troisième représente environ un quart des demandes. Faut-il éliminer ceux qui se renseignent ? Nous ne le faisons pas par défaut, et voici pourquoi.

Une personne qui « se renseigne » sur sa toiture a un problème réel qu'elle repousse. Elle ne signera pas cette semaine. Mais rappelée avec le bon ton (un avis, pas une pression), elle devient le rendez-vous d'octobre, et elle ne rappellera personne d'autre entre-temps parce que quelqu'un s'est déjà occupé d'elle. Cette question sert à prioriser l'ordre des rappels, pas à jeter des demandes. Un artisan débordé qui veut moins de volume peut la rendre éliminatoire ; un artisan qui remplit un planning à trois mois ne devrait pas.

Ce qu'il ne faut pas demander

Le budget. « Quel est votre budget ? » fait fuir les propriétaires sérieux, qui n'ont aucune idée du prix d'une toiture et n'ont pas envie de se tromper, et n'arrête pas les curieux, qui mettent un chiffre au hasard. Sur nos propres formulaires de prospection, la réponse « je n'ai pas de chiffre en tête » est celle qui donne le meilleur taux de rendez-vous tenus. Le budget se découvre à l'appel.

L'adresse exacte, non plus. La commune suffit pour savoir si c'est dans votre zone ; l'adresse au moment du formulaire fait décrocher une partie des gens sans rien vous apporter avant l'appel.

Le formulaire complet tient en 20 secondes

Trois questions à choix, nom et numéro pré-remplis, un écran de fin. Le propriétaire met moins de 20 secondes. Sur mobile, chaque question de plus coûte des demandes ; trois est le bon compromis entre volume et qualité que nous avons mesuré. Au-delà, on filtre des propriétaires sérieux qui n'ont pas la patience, pas des curieux.

Ces réponses sont ensuite livrées avec la demande, sur WhatsApp, pour que l'artisan sache avant de décrocher à qui il parle et de quoi. C'est ce qui permet un rappel rapide qui commence directement sur le sujet.

Quelles questions poser dans un formulaire de demande de devis ?

Trois : propriétaire ou locataire (éliminatoire), nature des travaux dans les mots du client (oriente l'appel), échéance (priorise le rappel). Nom et numéro sont pré-remplis par Facebook.

Filtrer les locataires fait-il baisser le nombre de demandes ?

Oui, de la part de locataires que vous receviez, soit environ un tiers sur les comptes sans filtre. Le coût par demande monte un peu, le coût par chantier signé baisse.

Faut-il demander le budget dans le formulaire ?

Non. La question fait décrocher les propriétaires sérieux qui ne connaissent pas les prix et n'arrête pas les curieux. Le budget se qualifie au téléphone.