Apparaître sur Google, pour un artisan, se fait en trois gestes et une limite. Les trois gestes prennent une après-midi. La limite, elle, décide de ce que vous pouvez en attendre, et c'est par elle qu'il faut commencer.
La limite : Google ne crée pas de demande
Quelqu'un tape « couvreur Arras » parce qu'il cherche un couvreur à Arras. Il a un problème, il a décidé d'agir, il compare. Google vous met devant lui si vous êtes bien placé. Mais Google ne peut pas faire que plus de gens cherchent un couvreur à Arras cette semaine. Le volume est celui des recherches, et il est partagé entre tous les artisans de la zone et toutes les plateformes qui achètent le mot-clé.
Résultat : un artisan bien placé sur Google reçoit quelques appels par semaine, chauds, disputés. C'est précieux, ce n'est pas un planning. Pour remplir un planning, il faut aller chercher les propriétaires qui ont un problème et ne cherchent pas encore, ce que nous détaillons dans publicité Facebook dans le bâtiment. Les deux se complètent ; ils ne se remplacent pas.
Geste 1 : la fiche Google Business
C'est ce qui apparaît en premier, avec la carte, quand on cherche un métier et une ville. Elle est gratuite, elle se crée en une heure, et elle vaut plus que n'importe quel site pour un artisan local. Nom exact de l'entreprise, catégorie principale juste (« couvreur », pas « entreprise de construction »), zone d'intervention, horaires, téléphone, et surtout des photos de chantiers, les vôtres, prises au téléphone. Nous avons détaillé chaque réglage dans optimiser sa fiche Google Business.
Geste 2 : les avis
La fiche apparaît ; les avis décident si on clique. Cinq avis récents avec le prénom du client et le type de chantier valent mieux que trente avis de 2022. Le mécanisme qui marche : demander l'avis le jour où le chantier est fini, sur place, avec le lien envoyé par SMS avant de partir. Le détail est dans avoir plus d'avis Google.
Geste 3 : une page à votre nom
Pas un site de dix pages. Une page, avec votre photo, cinq chantiers, les avis, la zone, le numéro. Elle sert à deux choses : donner à Google un endroit où pointer quand on tape votre nom, et rassurer le propriétaire qui vous vérifie avant un rendez-vous. Nous avons expliqué pourquoi un site ne fait pas venir de clients et pourquoi cette page suffit.
Ce qui ne sert à rien
Le blog. Écrire « les 5 signes que votre toiture doit être refaite » pour être trouvé par des gens qui tapent cette phrase. Ils sont rares, ils sont partout en France, et les grands sites de bricolage occupent déjà la place. Le temps passé à écrire est du temps qui n'est pas passé à rappeler.
L'annuaire payant. Il apparaît au-dessus de vous sur Google avec votre argent, puis revend vos contacts à vos concurrents. Voyez remplacer les Pages Jaunes.
Les mots-clés dans tous les sens. « Couvreur pas cher Arras couvreur Arras toiture Arras » dans la description de la fiche. Google ne lit plus comme ça depuis dix ans, et le propriétaire qui lit ça passe son chemin.
Combien de temps, combien d'appels
Une fiche bien remplie avec dix avis apparaît dans les trois premiers résultats de la carte sur une ville moyenne en quelques semaines. Ce que ça produit : quelques appels par semaine, dont une partie de curieux et de comparateurs. C'est un socle, gratuit, qu'il faut avoir. Ce n'est pas ce qui décide si le planning est plein en octobre.
Combien de temps pour apparaître sur Google en tant qu'artisan ?
Quelques jours pour que la fiche Google Business soit visible, quelques semaines pour remonter dans la carte avec des photos et des avis. Un site met plus longtemps et compte moins pour un métier local.
Faut-il un site pour apparaître sur Google ?
Non. La fiche Google Business suffit pour apparaître dans la carte, qui est ce que regardent les gens pour un artisan. Une page simple à votre nom aide pour la recherche par nom.
Google suffit-il pour remplir un planning d'artisan ?
Rarement. Google capte les gens qui cherchent déjà, et ils sont partagés entre tous les artisans de la zone. Pour le volume, il faut aussi aller chercher ceux qui ont un projet et ne cherchent pas encore.