Pendant longtemps, la réponse à « comment trouver des clients » était « faites-vous un site ». Nous l'avons dit nous-mêmes. Puis nous avons regardé d'où venaient réellement les demandes de devis des artisans que nous accompagnons, et la réponse a changé.

Un site ne fait pas venir, il rassure

Un site internet est une vitrine. Une vitrine ne fait pas entrer les gens dans la rue : elle convainc ceux qui passent devant. Pour qu'un site produise des demandes, il faut que quelqu'un le trouve, donc qu'il tape quelque chose dans Google, donc qu'il ait déjà un besoin et qu'il cherche déjà un artisan. Cette personne existe, mais elle est rare, et elle est disputée par tous vos concurrents et toutes les plateformes qui achètent le mot-clé.

Ce que le site fait très bien, en revanche : quand un propriétaire a reçu votre appel après une demande de devis, il tape votre nom dans Google avant le rendez-vous. Il veut voir une tête, des chantiers, des avis. S'il ne trouve rien, il hésite. S'il trouve une page simple avec trois photos de chantiers et cinq avis, il est rassuré. Le site convertit ; il ne génère pas.

Dans quel ordre, alors

1. Une fiche Google bien remplie

Gratuite, faite en une heure, et c'est elle qui apparaît quand on tape votre nom ou « couvreur + votre ville ». Photos de chantiers, horaires, zone, avis. Nous détaillons les réglages dans fiche Google Business pour artisan. C'est le minimum qui rassure, avant tout site.

2. Une source de demandes

C'est là que se joue le planning. Pour un métier à projet (couverture, façade, menuiserie, rénovation), la publicité sur Facebook et Instagram avec formulaire intégré produit, dans notre mesure, une demande qualifiée pour environ 20 €, soit une à deux par jour à 30 € de budget quotidien. Le détail est dans 30 € par jour de publicité. Aucun site n'est nécessaire : le formulaire est dans l'application, le propriétaire ne quitte pas Facebook.

3. Une page qui rassure, une seule

Une fois que les demandes arrivent, une page simple à votre nom : qui vous êtes, une photo de vous, cinq chantiers, les avis, la zone, un numéro. Pas de blog, pas de « nos valeurs », pas de dix pages de prestations. Cette page coûte quelques centaines d'euros une fois, ou se fait soi-même en un week-end avec n'importe quel outil. Elle sert au propriétaire qui vérifie, pas à Google.

Ce que coûte vraiment un site

Le prix affiché n'est jamais le vrai coût. Un site « à 100 € par mois » coûte 1 200 € par an tant qu'il est en ligne, et il n'est à vous que tant que vous payez. Un site à 2 000 € une fois coûte 2 000 € plus l'hébergement, et il vieillit. Un site fait soi-même coûte un week-end et quelques dizaines d'euros par an.

Mais le vrai coût est ailleurs : c'est celui des mois passés à attendre que le site « ramène des clients » pendant que le planning se vide. Un site n'est pas un canal d'acquisition. Le traiter comme tel est l'erreur la plus courante et la plus chère que nous voyons chez les artisans.

Le cas où le site vient d'abord

Métiers d'urgence : plombier en dépannage, serrurier, électricien qui intervient en panne. Là, la demande existe déjà, elle est sur Google et sur Google Maps, et la question est d'apparaître quand on cherche. Le site compte, la fiche Google compte encore plus, et la publicité Facebook sert moins. Nous avons détaillé ce cas pour le serrurier et expliqué pour quels métiers la publicité Facebook fonctionne.

Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons plus

Nous avons vendu des sites. Nous avons arrêté, parce que nos clients n'avaient pas besoin d'un site, ils avaient besoin de demandes de devis, et d'un moyen de ne pas les perdre. Aujourd'hui, nous montons et pilotons la publicité, nous filtrons les demandes, nous les livrons sur WhatsApp en moins de cinq minutes, et nous suivons ce qu'elles deviennent. Le site, s'il en faut un, vient après, et il est simple.

Un artisan a-t-il besoin d'un site internet en 2026 ?

D'une fiche Google complète, oui, tout de suite. D'un site, seulement une page qui rassure, une fois que les demandes arrivent. Le site ne génère pas de demandes ; il convainc ceux qui vérifient avant le rendez-vous.

Combien coûte un site internet pour un artisan ?

De quelques dizaines d'euros par an fait soi-même à plusieurs milliers d'euros en agence. Le coût le plus élevé est celui d'attendre qu'il ramène des clients : ce n'est pas son rôle.

La publicité Facebook a-t-elle besoin d'un site ?

Non. Le formulaire de demande de devis est intégré dans Facebook et Instagram, avec le nom et le numéro pré-remplis. Le propriétaire ne quitte pas l'application.