On vous a proposé « du SEO local » pour 300 € par mois. Avant de signer, il faut savoir ce que c'est, parce que pour un artisan, le SEO local tient en trois choses que vous pouvez faire vous-même, et une limite que le prestataire ne vous dira pas.

Ce que Google regarde pour un métier local

Quand quelqu'un tape « couvreur » et une ville, Google affiche d'abord une carte avec trois fiches, puis des résultats classiques. Pour les trois fiches, il regarde : la catégorie de la fiche Google Business, la distance entre le chercheur et la zone déclarée, les avis (nombre, fraîcheur, réponses), les photos, et ce que font les gens quand ils voient la fiche. Pour les résultats classiques en dessous, il regarde les pages web, et pour un artisan local, une seule page à son nom suffit.

C'est tout. Il n'y a pas de secret, pas d'algorithme à déjouer, pas de « backlinks » à acheter pour un couvreur de Valenciennes. Il y a une fiche à remplir, des avis à demander, et une page à avoir.

Les trois gestes

1. La fiche Google Business, complète et vivante

Catégorie exacte, zone d'intervention, horaires, services dans les mots du client, dix photos de chantiers, une photo nouvelle par semaine. Une heure au départ, dix minutes par mois. Détail dans optimiser sa fiche Google Business.

2. Les avis, un par chantier fini

Demandés sur place le jour de la fin du chantier, avec le lien envoyé par SMS avant de partir, et répondus en deux lignes qui nomment le chantier. C'est le levier le plus puissant du SEO local et le seul que vos concurrents ne peuvent pas copier. Méthode dans avoir plus d'avis Google.

3. Une page à votre nom

Avec le métier et les villes dans le titre (« Dupont Couverture, couvreur à Valenciennes et Denain »), une photo de vous, cinq chantiers, les avis, le numéro. Elle sert à la recherche par nom et rassure celui qui vérifie avant un rendez-vous. Un site de dix pages n'apporte rien de plus, nous l'avons expliqué dans site internet ou publicité.

Ce que ça rapporte

Une fiche dans les trois premières de la carte sur une ville moyenne produit quelques appels par semaine : des gens qui cherchent votre métier aujourd'hui, donc plutôt chauds, mais partagés avec les deux autres fiches et avec les annonces au-dessus. Pour un métier d'urgence (plombier, serrurier), c'est l'essentiel du flux. Pour un métier à projet (couverture, façade, rénovation), c'est un socle utile et insuffisant.

Ce que ça ne fera pas

Le SEO local ne crée pas de demande. Il capte celle qui existe. Le propriétaire qui regarde sa toiture verdir depuis deux ans sans rien taper n'est touché par aucun SEO, local ou pas. Il est plus nombreux que celui qui cherche, et c'est lui qui remplit un planning. On l'atteint autrement : une vidéo sur son fil, le soir, avec un formulaire de devis. Nous avons décrit ce canal dans la publicité Facebook dans le bâtiment, et son coût dans 30 € par jour de publicité.

Le prestataire qui vend du SEO local à 300 € par mois vend en général les trois gestes ci-dessus, faits par quelqu'un d'autre, plus un rapport mensuel. Si vous n'avez pas l'heure pour le faire vous-même, ça peut valoir le coup. Si on vous promet un planning plein avec ça, non.

Et le contenu, les articles, les mots-clés ?

Pour un artisan local, non. Écrire « comment reconnaître une toiture à refaire » pour être trouvé par des gens qui tapent cette phrase depuis toute la France, en concurrence avec les grands sites de bricolage, est une perte de temps. Le SEO local d'un artisan est une fiche, des avis et une page. Le reste est du SEO d'éditeur, et vous n'êtes pas éditeur.

Qu'est-ce que le SEO local pour un artisan ?

Apparaître dans la carte Google et dans les résultats quand on cherche son métier dans sa ville. Ça tient à la fiche Google Business, aux avis et à une page à son nom.

Combien coûte le SEO local ?

Rien si vous le faites vous-même : une heure au départ, dix minutes par mois, un avis par chantier. Un prestataire facture en général 100 à 300 € par mois pour faire ces gestes à votre place.

Le SEO local suffit-il pour remplir un planning ?

Pour un métier d'urgence, il fait l'essentiel. Pour un métier à projet, il produit quelques appels par semaine ; le volume vient d'un canal qui va chercher les propriétaires qui ne cherchent pas.