Un paysagiste a un avantage que peu de métiers ont : son travail se voit en une photo. Une terrasse en lames de bois là où il y avait de la terre battue, une haie taillée, un jardin de gravier et de graminées à la place d'une pelouse jaunie. Le problème n'est pas de montrer. C'est de montrer à des gens qui peuvent signer, au moment où ils y pensent.
Le compliment n'est pas une demande
Une page Instagram avec 400 abonnés et des photos magnifiques produit des « superbe ! » et des cœurs. Elle ne produit pas de demandes de devis, parce que les abonnés sont des amis, des confrères, et des gens de toute la France qui ne feront jamais appel à vous. Montrer ses réalisations « en ligne » ne sert que si l'endroit met la photo devant un propriétaire de votre zone qui a un projet, et qu'un bouton lui permet de demander un devis sans rien chercher.
Endroit 1 : la fiche Google Business, avec les avant/après
Quand quelqu'un tape « paysagiste » et sa ville, la carte sort, et les photos de la fiche sont ce qu'il voit en premier. Dix avant/après, avec la ville dans la légende, et des avis récents qui nomment le chantier (« terrasse et clôture à Wattrelos »). Ça se règle en une heure, c'est gratuit, et c'est ce qui rassure le client qui a eu votre nom par un voisin. Les réglages sont dans optimiser sa fiche Google Business.
Endroit 2 : une page à votre nom, pas un portfolio de 60 photos
Le client qui vous vérifie avant un rendez-vous ne regarde pas 60 photos. Il en regarde cinq, il lit trois avis, il cherche une tête et un numéro. Une page simple fait ça. Un portfolio complet flatte l'artisan, pas le client. Nous avons expliqué pourquoi un site ne fait pas venir de clients et ce qu'il doit contenir.
Endroit 3 : la vidéo sur Facebook et Instagram, de février à juin
C'est là que l'avant/après devient une demande de devis. Le propriétaire qui regarde son jardin en friche depuis deux printemps ne cherche pas « paysagiste ». Il fait défiler son téléphone le soir, en février, quand les jours rallongent et qu'il se dit que cette année il fera quelque chose. Une vidéo de 30 secondes qui montre un jardin comme le sien, avant, puis après, avec vous dedans, et un bouton « demander un devis » qui ouvre un formulaire dans l'application, nom et numéro pré-remplis.
Le mécanisme est celui que nous pilotons pour les couvreurs, où une demande qualifiée revient à une vingtaine d'euros. Pour le paysage, le panier (terrasse, clôture, aménagement complet) est du même ordre, le projet se repousse de la même façon, et il a une saison nette : les demandes montent de février à juin, et la vidéo doit tourner avant le pic, pas pendant. Nous avons détaillé pour quels métiers ce canal fonctionne, et quand le lancer.
Le formulaire qui évite de payer les curieux
Le jardin attire beaucoup de « je me renseigne ». Trois questions dans le formulaire : propriétaire ou locataire (éliminatoire), quel projet (terrasse, clôture, jardin complet, entretien), à quelle échéance. Le locataire qui veut une terrasse n'est pas facturé ; le propriétaire qui « se renseigne pour l'an prochain » est gardé, mais rappelé après ceux qui veulent « dès que possible ». Le détail des questions.
Ce que la belle photo ne fait pas : décrocher
Une demande arrive à 21 h 30. Le paysagiste la voit le lendemain soir, la rappelle le surlendemain. Nous avons mesuré ce que ça coûte : 42 % d'injoignables après 24 heures, contre 19 % dans l'heure. L'avant/après a fait son travail ; le délai l'a défait. Un accusé de réception automatique et deux créneaux de rappel par jour sont ce qui transforme la photo en chantier.
En résumé
- Fiche Google Business avec dix avant/après légendés et des avis récents.
- Une page à votre nom, cinq photos, trois avis, un numéro.
- Une vidéo avant/après sur Facebook et Instagram avec formulaire, lancée avant la saison.
- Un accusé de réception automatique et un rappel dans l'heure.
Où un paysagiste doit-il montrer ses réalisations ?
Sur sa fiche Google Business (pour ceux qui cherchent), sur une page simple à son nom (pour ceux qui vérifient), et en vidéo sur Facebook et Instagram avec un formulaire de devis (pour ceux qui ont un projet et ne cherchent pas encore).
Instagram suffit-il pour un paysagiste ?
Un compte Instagram produit des compliments, pas des demandes : les abonnés ne sont pas des propriétaires de votre zone avec un projet. La publicité avec formulaire, elle, cible ces propriétaires-là.
Quand un paysagiste doit-il faire de la publicité ?
Avant la saison : de janvier-février à mai, quand les propriétaires décident du jardin de l'année. Une campagne lancée en juin arrive après les décisions.